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Depuis bientôt 10 ans j’ai une pratique assez régulière du dessins. Je dessine principalement au stylo, sur feuille de papier A4. Je procède de la manière suivante :

Quand j’ai le temps, le plus souvent avant de dormir, je m’installe avec deux ou trois stylos, une ramette de papier d’un centimètre d’épaisseur. Je fais à peu près n’importe quoi, une sorte d’improvisation. Je ne refais pas les dessins, il n’y a aucun but à produire des dessins de qualité, seuls comptent les idées, les enchaînement, les association, les répétitions. Il y a donc un fonctionnement par série au cours d’une séance, mais il y a aussi des séries qui s’étalent sur des périodes longues.

Je stocke les dessins sans aucune sélection et quand la pile commence à être grasse, je fais une sélection en trois blocs : pourrit, bof et chouette en essayant de faire émerger des séries ou des thématiques. Je répète plusieurs fois l’opération pour faire fondre la pile et passer de l’ordre du millier à celui de la centaine.

Ce travail est montré principalement sous la forme d’une rame de papier dans une pochette cartonnée. Je propose aux gens de voir mon travail de dessin, je pose la pile devant eux et au cours de la consultation je commente certains dessins je réponds aux questions. La pile n’est pas un objet d’art, c’est une sélection qui évolue qui augmente qui subit des purges...

Les séries complètes sont classées par ordre chronologique, la sélection que vous allez voir est en désordre, le nombre de dessins est trop limité pour que se jouent les effets de série qui ont lieu en vrai.

Depuis quelques temps, j’ai pris l’habitude de scanner les coins de cahiers pour rendre compte d’une autre pratique du dessin, moins réfléchie, plus organique :

sécrétions


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