Ce que j’appelle projet n’a rien à voir avec un quelque chose qui serait en projet, c’est à dire à venir. J’appelle projet, tout ce qui est un peu plus complexe que de la vidéo et du dessin, tout ce qui convoque des techniques mixtes, une réflexion trans disciplinaire.
Ce que j’appelle projet est aussi assez régulièrement ce qui est voué au fiasco. Une "œuvre" peut ou pas rencontrer son public, elle existe, elle existe ou elle est en latence, selon ce qu’on appelle œuvre. Ces projets, sont plutôt des choses qui ne peuvent vivre que si elle sont activées. Certaine ont une soif de public, d’autres d’acteurs.
La firma est pensée comme une pièce de théâtre, elle est écrite et prévoit le comportement d’un certain nombre de personnes en présence et dont les rôles seront de faire des documents sur les autres ou de permettre la récolte de ces document.
Hyperlowthèque est pensée comme une proposition de format, proposition à des artistes qui vont produire une pièce dans ce format.
TD est un projet moins insaisissable, c’est simplement une tentative de produire une confusion dans la représentation, pour moi représenter un objet en le modélisant alors que c’est de cette façon qu’il a été produit, c’est un peu le refaire. Le cercle est typiquement le projet qui avait besoin de m’échapper, il s’agissait d’occuper la voie publique et de produire des rencontre ou des envahissement dans le meilleur des cas.
La frontière provisoire de la République Expansionniste des Antipodes est un projet de fiction, j’ai des texte de type roman, des illustration, une réflexion sur l’organisation sociale et politique, une idée sur la situation géographique précise de la république. L’idée de ce projet est de ne produire qu’une documentation périphérique. Rien ne devra trop précisément décrire ce qui se passe.